Ce matin, le ciel était bleu, l'air très froid, et du fond de ma couette, j'ai senti qu'il ne fallait pas que je rate encore un de ces matins que la météo nous
offre depuis plusieurs jours.
Alors, avant que la lumière ne parte ou que le soleil ne soit trop haut, j'ai sauté dans la Clio (dégivrage express, j'en ai encore froid aux mains).
Récemment, j'avais repéré quelques endroits intéressants pour la lumière. Alors je fonce.
Premier arrêt, à quelques centaines de mètres de chez moi. Au bout de quelques minutes, je vois un tracteur qui s'approche. Du coin de l'oeil, je le surveille, il rase ma voiture (garée n'importe
comment, je le confesse).
Mais je suis absorbée par mes images, d'autant plus que je suis énervée de ne pas trouver un cadrage intéressant.
Soudain, je tourne la tête, et je vois un agriculteur, sûrement le propriétaire du champ, à 3 mètres de moi.
"Vous faîtes quoi? Vous filmez quoi? Ah vous prenez des photos? Mais pour quoi? Ah bon, ah oui, il fait beau. C'est pour vous les photos? Vous habitez où? Non, parce que parfois, y a des gens qui
filment"
...
Après ma mésaventure dans une gare où je prenais des photos, et où des "jeunes" sont venus me demander si j'étais de la police et pourquoi je les prenais en photo (alors qu'ils étaient même pas
dans mon cadre...), je crois que la photographie de rue est devenue de plus en plus complexe...
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